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Terrain d'experimentation

- Identifier mon terrain -

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Il est important de dédier du temps à l'observation d'un terrain.

L'observation est bien plus qu'une phase préalable au projet. C'est un des outils principaux qui ne doit jamais quitter le jardinier. Observer c'est se mettre au rythme du lieu, essayer de comprendre les comportements du sol, de la végétation qui s'y développe spontanément, et donc de replacer le site dans un contexte et une temporalité qui lui est propre.

A première vue, la friche peut décourager, il s'agit pourtant d'un merveilleux terrain de jeu pour commencer un jardin. Elle cache de nombreuses surprises et beaucoup de vies végétales et animales déjà en place... Autrement dit, on ne dirait pas comme ça, mais une bonne partie du boulot est déjà faite ! :)

Quelques questions pour orienter nos observations :

> Y a t-il du relief ?

> Comment se comporte l'eau ?

> De quel nature est mon sol ?

> Quelles sont les essences déjà en place ? S'agit-il de plantes spontanées

ou de plantes introduites par les personnes précédentes ?

> Le terrain est-il homogène où y a t-il des "zones" que je peux identifier ?

> Comment est-il exposé aux vents ?

> Y a t-il des micro-climats ?

> Quel rapport avec le contexte environnant ?

> Y a t-il des espaces où je me sens déjà bien ? moins bien ?

...

Le saule roux, présent en majorité. Un arbuste pionnier pouvant aller de 3 à 6m
Le Peuplier tremble. Arbre pouvant aller de 15 à 20m.
Le Prunellier. Un bon exemple de porte-greffe déjà en place.
Un jeune pêcher qui serait
venu tout seul.

Le terrain support dont il est question se situe au nord de la Vendée. Il fait 1400m2. Il est entouré d'autres petites parcelles jardinées en potagers et verger, l'ensemble est situé en zone agricole et entouré de prairies et de parcelles céréalières.

>> J'ai prélevé un peu de terre à différents endroits.

J'identifie un sol assez lourd et argileux mais cependant assez drainant :

je n'ai jamais vu l'eau stagner sur le terrain malgré les bonnes pluie de

cette année. J'ai observé que le sol était plus meuble dans les zone plus boisées,

ainsi qu'aux pieds des ronciers.

 

>> J'identifie un certains nombre de plantes appréciant l'humidité : Joncs, Saules, Peuplier trembles... Je remarque aussi de nombreux petits chênes qui se développent un peu partout, des noisetiers, des aubépines, des pruneliers...

Tout cela me donne déjà des idées et je vais être prudente lors du nettoyage du terrain pour préserver les essences qui me semblent intéressantes.

Même la ronce, présente en grande quantité, attire mon intérêt...

Je vais essayer de repérer quelques endroit où je pourrais la laisser se développer tranquillement, pour avoir des mûres et pour constituer de petites zones plus "sauvages".

>> J'identifie également les espaces déjà présents. La jeune forêt spontanée me plaît beaucoup. Je sais déjà que ne vais pas chercher à la retirer mais plutôt à la jardiner, y dessiner des chemins, l'accompagner dans sa croissance et sûrement y intégrer d'autre végétaux pour lui donner un intérêt nourricier. 

Cet espace sera probablement l'élément structurant du jardin.

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